Vendredi 20 juillet 2007
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Metronet, pour se substituer au Tube légende de la ville de Londres, livrée par le blairisme
aux entreprises privées, vient d'annoncer un trou de 2,3 milliards de francs dans ses
comptes... Cela s'appelle une belle faillite. L'excuse de Metronet ? Les exigences sont
trop élevées de la part des pouvoirs publics... Faire un tour à Londres aujourd'hui, c'est
simplement s'exposer à, si vous êtes en voiture, à payer une taxe exhorbitante pour
avoir le droit de la traverser. Encore faut-il trouver une place de parc.. bref, on prend le
tube comme dans toute ville qui se respecte, il en existe un. Chaque jour, vous trouverez
une ligne ou l'autre, fermée pour cause de travaux de maintenance, ok, pourquoi pas ?
Mais aussi, une fois que vous y êtes, si ce n'est pas votre jour de chance, vous pouvez
vous retrouver coincé dans un wagon, durant plus de 20 minutes, à une température
avoisinant les 30° et qui ne cesse de monter. Une voix vous explique tranquillement
qu'en raison d'un ennui technique, il faut patienter. En fait, c'est là vraiment votre jour de
de chance, car parfois, ça explose.
Alors, quelles sont les raisons d'un tel gâchis ? Nous retrouvons ici tous les
ingrédients de la politique de G. Brown, céder des parts du service public à des
privés, les laisser encaisser de confortables bénéfices sans ce soucier des
engagements pris,à savoir la rénovation, la sécurité, tous ces petits détails qui font
qu'un service public fonctionne. Puis, après 6 ans, jetter l'éponge, en accusant
les pouvoirs publics, laissant un trou monumental que les contribuables se feront
un plaisir indifférent à combler. L'Etat perd des plumes, les privés s'engraissent et
s'en vont, laissant la carcasse à liquider.
La recette est connue, elle a fait ses preuves, ici, encore une fois. Mais pas
de mauvais esprit, il nous reste Harry Potter, qui peut-être dans le pavé
qui sort ces jours aura démocratisé le transport via balai et baguette magique.
On peut rêver, non ?
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