Bon allez, on revient péniblement de vacances. C'était bien, passée par Paris, la gare de Lyon, les mythiques fauteuils éventrés du grand café aux moulures qui coulent au sens propre. Le métro, cette fois, silence, plus de messages comme lors de la campagne présidentielle qui annonçait que les sacs abandonnés étaient dangereux, etc, etc. Mieux, divers uniformes à la gare, souvent par deux, se baladant pour les uns, rompant pour les autres, de temps en temps, car il ne faut pas lâcher la mitraillette.. Ils se jaugent, se demandent s'ils font partie des pompiers, de la sécurité au d'autre chose encore... Et oui, les beaux jours du Sarkosisme sont arrivés, petite ambiance mi-parano, mi Irak-warrior. Alors, deux possibilités, on se dit que ça doit être grave, car pour sortir la grosse artillerie, c'est qu'il y a un ennemi quelque part, ils sont armés, donc l'ennemi est là. Soit on se sent rassuré car les méchants sont encadrés et que Riennevasepasserquinesoit souscontrôle... Et pour couronner le tout, quelques infos filmées, la poursuite d'un resquilleur créant une petite émeute, vite filmée, vite jugulée. Bref, lorsqu'on peut enfin se poser et lire son journal, revoilà le petit Nicolas, sous toutes les coutures, petit mais musclé. Courant mais pas coureur, presque du culte de la personnalité, de l'hypra- présence partout, des actes : le bateau à voile et à vapeur, le jogging, le serrage de pince à Kaddhafi, le retour, tournicoti, tournicoton. Bientôt ce sera le tour des banlieues il ira faire un tour pas tout de suite mais les camions karcher sont à l'étude montés sur planche à roulettes. Ca fait vendre du politique. Et vive la croissance et même l'excroissance et vive Séguala, et vivent les roitelets de bazar. Après tout on a les politiques qu'on mérite.
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Pseudo: k-oticCatégorie: Politique Description:
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